Tourisme et énergie durable

Le tourisme se définit globalement comme l’action de voyager, séjourner temporairement et faire des activités dans un endroit différent du lieu de vie habituel. Depuis plusieurs années, il est considéré comme une industrie qui représente une part très importante dans l’économie des pays du Monde entier. La forme de tourisme la plus répandue est le tourisme de masse caractérisé par le voyage de la masse populaire pendant les vacances scolaires et les congés payés des salariés. De par la diversité de la population qui se déplace, les effets négatifs du secteur touristique peuvent alors être désastreux s’ils ne sont pas limités.

 

Ces effets négatifs concernent surtout les ressources humaines et naturelles ainsi que la culture locale, mais une des plus grandes problématiques du secteur est l’énergie. À l’heure où les grands dirigeants du Monde recherchent les meilleures solutions énergétiques dans tous les secteurs économiques, le tourisme est parfaitement au cœur de cette préoccupation étant donné sa transversalité. En effet, il englobe plusieurs sous-secteurs comme les transports, l’hôtellerie, la restauration, l’artisanat, les services de voyages, etc., où l’énergie est omniprésente.

 

Par ailleurs, l’énergie durable est définie comme celle utilisée aujourd’hui qui n’entrave pas les besoins des générations futures. Il s’agit principalement de toutes les sources renouvelables : solaire, éolienne, géothermique, etc. auxquelles s’ajoutent la marémotrice et la biomasse. Cependant, le rôle du tourisme dans l’atteinte des objectifs du développement durable ne s’arrête pas au choix de ces ressources durables, mais aussi à l’optimisation de leur consommation, appelée encore efficacité ou efficience énergétique.

 

Ainsi, à travers ses sous-secteurs, l’industrie touristique met aujourd’hui un point d’honneur à choisir l’énergie durable à tous les stades de ses activités. Elle troque de plus en plus le tourisme de masse pour du tourisme alternatif dont une des formes est le tourisme responsable. Ce dernier vise à réfléchir à l’impact que l’activité va avoir sur l’économie, l’environnement et la population dans les pays hôtes. Pour ce faire, il adopte l’énergie durable et recherche l’efficience énergétique. Plusieurs solutions responsables peuvent alors être évoquées :

 

  • L’introduction de biocarburant dans les mélanges de carburant des avions ;

 

  • L’utilisation d’énergie renouvelable pour l’électricité des infrastructures ;

 

  • L’installation d’accessoires économiques comme les ampoules de faible consommation et les robinets munis d’autoarrêt dans les chambres d’hôtel et les restaurants ;

 

  • Les offres de tourisme « chez l’habitant » ;

 

  • La mise en relation des touristes avec des artisans locaux pour les achats d’articles de souvenirs ;

 

  • La mise en place de la billetterie électronique ;

 

  • L’adoption des systèmes de cartes-clés etc.

 

D’autres dispositions prises dans le tourisme responsable existent encore à bien des niveaux. Cela démontre l’évidence du fait que le tourisme en général et le tourisme responsable en particulier sont de bons outils pour le développement durable. Et cela n’est pas près de changer, car le tourisme responsable est maintenant en plein essor vu qu’il implique énormément les voyageurs. Les demandes augmentent donc de plus en plus et les possibilités de diversifications sont encore immenses.

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